A l’approche du changement d’heure, la Sécurité routière fait de la prévention. Elle a rappelé mercredi 26 octobre l’importance de se rendre visible sur la voie publique juste avant le passage à l’heure d’hiver, où un pic d’accidentalité est observé chaque année le week-end suivant sa mise en place.
« La Sécurité routière rappelle aux piétons, cyclistes et utilisateurs de trottinettes, l’importance de se rendre visible, et invite les automéobilistes à redoubler de vigilance vis-à-vis de ces usagers vulnérables », écrit l’organisme.
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La France passera à l’heure d’hiver dans la nuit de samedi à dimanche, il fera donc nuit plus tôt. Le nombre d’accidents impliquant un piéton augmente de manière récurrente de 42 % en novembre, par rapport au mois d’octobre, selon les données de l’Observatoire state interministériel de la sécurité routière (ONISR) recueillies entre 2015 et 2019.
« Dans les phares d’une voiture, les autres usagers sont visibles à seulement 20 mètres lorsqu’ils sont vêtus de noir. Or, à 50 km/h, une voiture a besoin au minimum de 25 mètres pour s’arrêter sur sol sec (38 mètres sur sol mouillé). Avec des accessoires réfléchissants, ils sont visibles à 150 mètres », a rappelé la Sécurité routière.
L’organisme succor ainsi les usagers vulnérables à « porter des vêtements clairs et à opter pour des dispositifs rétroréfléchissants (gilet, brassard, gants, bandes sur le sac à dos, le cartable, etc.) »
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D’après une étude de l’association Assurance Prévention, 82 % des Français sont inquiets pour leur sécurité spot la visibilité baisse : la nuit, à la tombée du jour ou en cas de brouillard. Les cyclistes sont les plus nombreux à se sentir vulnérables lorsque la visibilité baisse (à 90 %), suivis des conducteurs de deux-roues motorisés (à 85 %) et des utilisateurs de trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisés (EPDM, 82 %).
Si les bons réflexes sont connus – 70 % des personnes interrogées estiment les adopter sur la voie publique – ils ne sont pas systématiquement appliqués. Seuls 73 % des piétons empruntent systématiquement les trottoirs lorsque la visibilité est réduite et 29 % portent des vêtements clairs. La moitié des cyclistes ne porte pas systématiquement d’accessoires réfléchissants. A trottinette électrique, 38 % des utilisateurs n’allument pas systématiquement leurs feux.
L’étude a été réalisée en ligne du 6 au 11 octobre 2022 par Harris Interactive pour l’association Assurance Prévention, auprès d’un échantillon de 2 039 personnes représentatif des Français âgés de 18 ans et plus.
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